Gloire et puissance de la croix.
Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa dignité royale, on l’oblige à porter lui-même l’instrument de son supplice. Ainsi s’accomplissait l’oracle du prophète Isaïe : Il a reçu sur ses épaules le pouvoir. En se chargeant ainsi du bois de la croix, de ce bois qu’il allait transformer en sceptre de sa force, c’était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un mystère étonnant : Le vainqueur glorieux du démon, l’adversaire tout-puissant des puissances du mal, présentait sur ses épaules, avec une patience invincible, le trophée de sa victoire, le signe du salut, à l’adoration de tous les peuples. (…)
Ta croix, ô Christ, est la source de toutes les bénédictions, la cause de toute grâce. Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l’unique offrande de ton corps et de ton sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, toi qui enlèves le péché du monde. L’ensemble des mystères trouve en toi seul son sens plénier : au lieu d’une multitude de victimes, il n’y a plus qu’un unique sacrifice.
Extraits du Sermon de Saint Léon Le Grand pour la Passion
Jour de recueillement, de prière et de pénitence, invitant à demeurer auprès du Christ, au pied de la Croix pour méditer, dans ce grand mystère de la mort du Christ, sur la plus grande preuve d’amour que Dieu ait faite à l’humanité, et déjà, en ce jour saint, à entrer dans la joie de la résurrection, vérité culminante de toute la foi chrétienne !
LE CHRIST NE MEURT PAS DE MORT MAIS IL MEURT D’AMOUR !
(cf. Jacques Maritain)
« Aujourd’hui, le Christ par sa mort,
qui ne meurt pas de mort mais qui meurt d’amour,
ouvre – tel son côté ouvert, percé par la lance –
un chemin nouveau pour toute l’humanité […]
Le Christ meurt d’amour, et d’amour pour nous !
CONTEMPLONS LE CHRIST QUI EST MORT D’AMOUR POUR TOI ! »
(cf. extrait de l’homélie de l’abbé Jonathan)
« Se peut-il que tant de souffrance Ne nous laisse qu’indifférence,
tandis que par nos offenses, nous lui donnons la mort ! »
(cf. Quand Jésus mourrait au calvaire)
Ne restons pas indifférents, regardons le sacrifice de la croix,
regardons Jésus dans les yeux, regardons les clous,
la couronne d’épines, le sang et l’eau jaillissants du Coeur du Christ…
Laissons-nous saisir par ce qui se passe sans tout saisir mais en étant saisis !
Ecoutons un extrait du chant
Chantons la croix du Seigneur
enregistrement en live
CHEMIN DE CROIX EN L’EGLISE SAINTE BARBE A 19H00
Avant d’entrer dans le grand silence du Samedi saint, nous avons goûté à un beau temps de prière à la fois artistique, poétique et musical grâce aux méditations de Saint John Henry NEWMAN (1801-1890), proclamé 38ème docteur de l’Eglise le 1er novembre 2025.
Les méditations ont été lues par lues par Bernadette SURMELY.
Les pièces d’orgue ont été choisies par Gabriel CHAPOUILLY, organiste titulaire de l’orgue de l’église Sainte Barbe et Jonathan NOCK, curé de notre Communauté de Paroisses.
Elles ont été interprétées par Gabriel.
Ecoutons une pièce d’orgue enregistrée en live :
Herzliebster Jesu Op 122 n° 2 (J. Brahms)
Texte source de la pièce d’orgue :
« Jésus, cher à mon coeur,
Qu’as-tu donc fait pour que l’on ait prononcé sur toi un jugement si dur ?
Quelle est cette faute ?
Dans quelle mésaction t’es-tu égaré ? »



