Pour cette nouvelle édition du ciné-partage, l’automne s’est invité à l’Espace Roger Zimmermann. Une table décorée avec des nuances flamboyantes de roux, d’orange et de bronze, courges et châtaignes, branchages… a accueilli une quarantaine de cinéphiles en ce 3 octobre 2026, à l’occasion du 800ème anniversaire de la mort de St François d’Assise.
Début du XIIIème siècle, la ville d’Assise en Italie. Au sein de la ville, des conflits sociaux conduisent à une guerre civile, la jeune Claire et le jeune François sont ennemis de naissance : il est le fils d’un riche marchand, elle descend d’une famille patricienne. Lorsqu’ils se rencontrent pour la première fois, ils comprennent très vite que leurs destins seront fortement liés. Alors que la ville entière pense que François est fou, Claire est la première à lire dans son cœur et décide de le suivre. C’est le début d’une grande histoire : une communion d’âmes qui les mènera tous deux à la sainteté. (cf. Synopsis Saje distribution)
Quelques retours recueillis pendant le temps du partage qui a pris une nouvelle fois une allure gourmande avec le partage de l’un ou l’autre gâteaux d’automne.
- Ce film me renvoie à une phrase du Pape Léon XIV citant l’exhortation apostolique Evangelii gaudium de son prédécesseur François lors de sa visite à la France : « La pauvreté des moyens n’empêche pas la mission »…
Répons : « au contraire, elle la favorise ! » - Quel contraste entre la richesse, le faste du Vatican et la pauvreté radicale de saint François d’Assise.
- Je suis très émue par la scène qui retrace la nuit de Noël 1252. Sainte Claire est alitée dans sa cellule. Le silence est total dans la communauté. Elle se sent mystérieusement transportée dans l’église. Alertées par le cri d’un nouveau-né, ses compagnes la rejoignent et la trouvent avec un bébé dans les bras, quant à la Croix placée au-dessus de l’autel, elle est vide, elle ne porte plus Jésus. Le nouveau-né de la nuit de Noël et le Crucifié du Vendredi Saint est la même personne.*
- Dans sa jeunesse, François rêvait de gloire militaire et de devenir un preux chevalier. Après sa conversion radicale, il devient un chevalier du Christ voué à la « Dame Pauvreté ». Il reçoit les stigmates du Christ. Pour Claire, ces blessures ne sont pas de simples plaies, mais les véritables insignes de noblesse que François a reçues dans sa chair.
- Ô combien avons-nous besoin aujourd’hui d’un François dans nos vies pour ramener ce monde à la pauvreté de cœur et d’esprit ! C’est lui qui, ce soir nous a guidés pour venir parler à nos cœurs brûlants, tel son divin Maître qui a fait de lui un nouveau Christ !
A l’issue de la projection de ce film, traversée par des larmes d’émotion de plusieurs, nous pouvons dire que ce film nous a permis de rencontrer le Christ à travers les personnes de François et de Claire.
« Claire et François » un film qui a métamorphosé le cœur des participants en havre de paix. Tous ont été nourris et rassasiés.
Rendez-vous le 17 janvier 2026 à 15h00 pour le prochain après-midi ciné-partage.



